L’agriculture, maillon essentiel de la transition bas carbone 

L’alerte lancée il y a plus d’un quart de siècle par les climatologues se fait de plus en plus pressante. Au rythme actuel des rejets gaz à effet de serre dans l’atmosphère, les Terriens auront épuisé dans vingt ans le budget carbone permettant de limiter à 2°C le réchauffement global : demain !

Face à la menace, il faut radicalement transformer un système énergétique reposant à 80 % sur trois sources fossile : charbon, pétrole, gaz.

Le carbone fossilisé extrait du sous-sol vient perturber le cycle du « carbone vivant », issu de la photosynthèse. Ce « carbone vivant » est au cœur d’un autre système énergétique : celui qui approvisionne les êtres vivants via leur nourriture. C’est le rôle séculaire de l’agriculture d’y pourvoir.

Face au dérèglement du climat, il sera insuffisant d’agir sur le seul levier des énergies fossiles.

Les producteurs de « carbone vivant » devront également opérer des transformations radicales de leur méthodes pour protéger le couvert végétal et renforcer la capacité de la biosphère à stocker du carbone.

Cela passe par la protection de la forêt, bien sûr, mais aussi par l’adoption de pratiques agricoles nouvelles s’intégrant mieux dans des cycles de reproduction de la ressource. Pour cheminer vers la société bas carbone, l’agriculture doit retrouver des circularités souvent brisées par la généralisation hâtive de méthodes industrielles visant les gains de rendement à court terme.

Quand l’économie circulaire rejoint la cause de l’action contre le changement climatique …

Un texte rédigé par Christian de Perthuis, professeur invité TD de l’Institut EDDEC au printemps 2018. 

[1] Quel climat préparons-nous pour demain ? ; Neutralité carbone ? Un objectif hors d’atteinte sans une implication forte de l’agriculture​, Articles accessible sur le site universitaire The Conversation.

 

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Author: Institut EDDEC